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Les financements de la Banque Européenne d’Investissement (BEI) en faveur du Cameroun
La BEI, organisme de financement de l’Union, met ses ressources (fonds propres ou ceux alloués par le FED) au service du développement. Depuis la première Convention de Yaoundé, la BEI a surtout financé au Cameroun les secteurs industriel, du tourisme et de l’énergie.
Le secteur industriel
Le complexe de filature et de tissage de la CICAM a bénéficié de prêts de la BEI depuis 1965 pour un montant total de 1,4 milliards de FCFA, la BEI a concouru à l’extension et à la modernisation des usines de traitement de Figuil et de Bonabéri, de la cimenterie du Cameroun, la CIMENCAM, avec des prêts d’un montant global de 3,8 milliards de FCFA dont le premier fut attribué en 1968 sous la Convention de Yaoundé 1.
Le secteur aluminium, qui occupe une place de choix dans l’industrie camerounaise et procure une part importante des recettes d’exportations, a bénéficié d’un peu plus de trois milliards de FCFA de prêts de la BEI, consacrés à la création d’un laminoir à la SOCATRAL et à l’extension et la modernisation de l’usine d’aluminium d’ALUCAM, à Edéa.
La BEI a également contribué à la mise en valeur des ressources minières du Cameroun, en finançant une étude pour l’exploitation d’un gisement de minerai de fer à Kribi, en 1963.
La Banque a participé à la création de quatre barrages hydro-électriques, ceux de M’Bakaou, Bamendjin, de Song-Loulou et de la Mapé, ainsi qu’à l’extension du complexe de la centrale d’Edéa, pour un montant total de 23,8 milliards de FCFA.
Ses interventions ont également porté sur des projets d’infrastructures, comme la construction du Novotel de Douala, la création et le réaménagement du Transcamerounais ainsi qu’une opération de modernisation des installations de distribution d’eau dans la capitale, Yaoundé, en 1984, pour un montant de 5,11 milliards de FCFA.
Le secteur agro-industriel
Ce secteur important de l’économie camerounaise a également bénéficié du soutien de la Banque qui a accordé plusieurs prêts à divers projets : création d’huilerie à Idénau, Dibombari, modernisation de celle de Modoni, extension des palmeraies de la SOCAPALM et de CDC, accroissement des capacités de traitement de latex dans les plantations d’HEVECAM à Kribi. La BEI participera également à la création du complexe sucrier de la SOSUCAM, à Mbandjock, en 1966, puis à son extension en 1973.
De ce qui précède, il est indéniable que depuis toujours, l’union Européenne apporte un soutien réel aux efforts d’industrialisation du Cameroun, notamment à travers la BEI. Elle poursuit son action aujourd’hui en encourageant le processus de privatisation mis en œuvre par l’État, et en accompagnant le pays dans sa quête d’une économie de marché véritable, avec un régime commercial libéral, notamment dans la commercialisation des produits de base.
On trouvera ci-après (au format PDF) la liste des financements accordés entre 1960 et 2006 par la BEI faveur du Cameroun (cliquer ici)
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